Soyons le remède, soyons la gentillesse

Concentrez-vous sur ce qui est le plus important : l’amour.

Qu’est-ce que l’amour ? C’est donner. Vous pouvez offrir des fleurs. Vous pouvez offrir votre sourire. Vous pouvez offrir ce très beau cadeau : votre gentillesse. La gentillesse est l’une des valeurs les plus importantes. On ne peut jamais être trop gentil. Jamais. La gentillesse n’a pas de limite. Mais certains pensent que s’ils sont trop gentils, ils auront l’air stupides. La vérité, c’est que si vous n’êtes pas gentil, c’est là que vous avez vraiment l’air stupide.

L’opposé, c’est vouloir paraître dur : « Pourquoi donnerais-je mon temps ou mes biens à quelqu’un d’autre ? » C’est l’égo et cela s’applique à tout le monde. Essayez de vous souvenir de toutes les fois où vous avez voulu donner de l’amour aux autres, mais où vous vous êtes retenu, par peur d’être jugé ; jugé comme étant trop gentil. Il n’y a jamais trop de gentillesse. Essayez de vous souvenir de l’acte le plus gentil de votre vie ; ce n’était pas suffisant.

Il y a une phrase de Bouddha que j’aime particulièrement : « Tant que vous ne donnez pas tout, vous ne donnez rien. »

On ne peut pas être un peu gentil. Si vous êtes seulement un peu gentil, vous n’êtes pas gentil. Vous donnez tout, et ce n’est jamais suffisant. Même si vous donnez tout, vous devriez donner encore plus, plus que tout. Quand vous souriez, un beau sourire ouvert, les gens peuvent vous juger et penser que vous avez l’air stupide. Ce n’est pas suffisant. Plus de gentillesse. Plus de sourires. Regardez les gens dans les yeux, sans timidité. Quand vous regardez quelqu’un dans les yeux, il y a souvent une peur d’être jugé : « Pourquoi me regarde-t-il comme ça ? » Il n’y a pas de règle, pas de loi, pas de limite. Regardez quelqu’un dans les yeux et donnez votre amour, pas seulement tout, mais plus que tout, à l’infini.

« Tout » n’est pas infini. L’amour que vous donnez et votre gentillesse doivent être infinis. Et les gens peuvent vous juger parce que vous donnez trop. Regardez-les et dites : « Merci. Merci de me juger, parce que vous m’aidez à donner encore plus. Je vais essayer d’être encore plus ‘fou’. » Quand vous donnez vraiment de l’amour – tout, et plus que tout – vous pouvez avoir l’air fou. Et alors ? Soyez fou… d’amour.

Il y a une maladie dans l’humanité aujourd’hui : tout le monde veut avoir l’air sérieux, tout le monde veut avoir l’air intelligent, tout le monde veut avoir l’air sage. Toutes ces choses sont très difficiles. C’est très difficile d’être intelligent. C’est très difficile d’être sage. Mais être gentil, c’est tellement facile. Tellement facile que lorsque vous l’êtes, vous pouvez avoir l’air fou.

Je me souviens avoir été avec cette Ange merveilleuse dans un très beau restaurant, avec un excellent service et des serveuses élégantes. Mais cette Ange merveilleuse, au lieu de se contenter d’un simple « merci beaucoup », domo arigato – c’est trop simple – elle a vraiment prêté attention à la serveuse. Moi, je le fais toujours. Elle l’a probablement appris avec moi. Vous m’avez vu : quand nous allons au restaurant, je demande toujours le nom du serveur ou de la serveuse. Ce n’est pas un robot qui apporte de la nourriture. C’est un être humain et cet être humain mérite un amour infini. Bien sûr, cette personne fait son travail. Mais moi, je ne vois pas que cela ; je ressens un être humain.

Et cette « crazy girl » a remarqué qu’une chaussure n’était pas correctement lacée. Elle est cliente. Nous mangeons dans ce restaurant. Nous devrions être traités comme roi et reine. « Merci beaucoup, domo arigato », ce n’est pas suffisant. Elle a vu la chaussure. Vous regardez la serveuse, mais elle voit la chaussure. Alors, elle s’est levée, s’est mise à genoux et a lacé la chaussure. Je pleurais comme un bébé, tellement fier de mon élève, car avant d’être ma partenaire, elle est mon élève.

Qu’est-ce que c’était ? De l’amour. De la gentillesse.

Vous voyez une chaussure délacée et la serveuse est occupée ; vous vous levez et vous la relacez.
Ça, c’est de l’amour. Et c’est ce que vous devez faire en permanence. Portez attention aux autres, surtout à ceux qui ne sont pas vos amis. Ce n’est pas important qu’ils soient vos amis. Ce qui est important, c’est de porter attention à tout le monde.

Un jour, quelqu’un m’a demandé : « Vous êtes ici pour sauver les raéliens ? » Non. Je suis ici pour sauver tout le monde, y compris ceux qui me détestent. Certains journalistes, ou certaines personnes, sont très violents envers moi, mais je relacerais leurs chaussures avec plaisir. Je n’ai pas besoin de recevoir de l’amour pour donner de l’amour. L’amour n’est pas un échange. « Tu me donnes ; je te donne. » « Tu m’aimes ; je t’aime. »
Ça, c’est du commerce, comme dans un commerce. Ce n’est pas de l’amour. L’amour, c’est : « Je n’attends rien de toi. Je ne veux même pas y penser. Je donne. »

Pourquoi ? Parce que je suis fou. Fou d’amour. Fou de vouloir aider tout le monde. Parce que c’est fou d’aimer ses ennemis, mais c’est exactement ce que disait Jésus. Aimer sa famille ? C’est facile, même un lapin le fait. Aimer ses amis ? Bien sûr. Aimer ses ennemis ! Ça, c’est à un autre niveau. Et c’est notre mission. C’est cela, être raélien.

Nous travaillons tous ensemble pour apporter la paix sur Terre. Vous le faites très bien avec « Méditer une minute pour la paix ». Vous ne méditez pas pour la paix seulement pour vos amis. Vous méditez pour la paix partout, même pour les personnes les plus violentes. Ça, c’est de l’amour. Ça, c’est de la gentillesse. Alors, continuez, s’il vous plait, car vous faites un travail formidable avec l’action « Une minute pour la paix ». Et plus il y a de guerres et de drames dans le monde, plus nous devons méditer pour la paix.

Nous sommes le remède. Nous sommes la gentillesse.

« Tu me détestes ? Je t’aime. Tu me détestes encore plus ? Je t’aime encore plus. » Souvenez-vous de l’un des plus beaux exemples au monde : Gandhi. Quand un homme est venu le tuer avec un couteau, sa réaction a été : « Pauvre toi ! » Parce que la souffrance n’est pas dans le couteau, elle est dans celui qui tue. Ceux qui tuent, ceux qui sont violents, ils ont besoin de compassion. Les victimes sont des victimes. Mais ceux qui font le mal ont besoin de compassion. Et quand vous pensez ainsi, vous devenez gentil avec tout le monde.

Souvenez-vous aussi de cette phrase de Jésus : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » S’il vous plait, Élohim, pardonnez-leur. La compassion. Le pardon. C’est l’opposé de la haine. Et ce n’est pas seulement bon pour les autres, c’est bon pour vous-même, parce que si vous ressentez de la colère envers ceux qui vous font du mal, vous souffrez de leurs actions, mais encore plus de vos propres émotions. Si vous êtes dans l’amour et la gentillesse, tout votre corps devient harmonie.

Comme quelqu’un l’a dit, être en colère, c’est comme si quelqu’un vous lançait un morceau de charbon incandescent. Et quand vous êtes en colère, vous le ramassez et vous le serrez contre vous. Vous continuez à vous brûler. Lorsque vous pardonnez, vous lâchez le morceau de charbon et vous transformez la haine en amour.

Alors, réfléchissez-y. Si vous êtes gentil avec ceux qui sont gentils avec vous, soyez encore plus gentil avec ceux qui ne le sont pas. Et alors, vous devenez amour. Vous devenez gentillesse. Souvenez-vous-en. Et faites-le. Même si les gens pensent que vous êtes fou. Même s’ils pensent que vous êtes fou, continuez à être fou… d’amour.

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